• Quand elle dormait, son âme blessée s'éclaircissait.

    Ses problèmes semblaient s'envoler, et ses tourments s'écarter,

    Pour ne laisser place à autre chose qu'un univers parfait.

    Quand elle dormait, son imagination prenait le relais,

    La plongeant dans un monde où ne vivait aucun regret,

    Où le soleil était toujours aussi présent que le bonheur,

    Lui ne laissait jamais son cœur sans une lueur.

    C'est pour cela que ce soir là, en posant sa tête sur l'oreiller,

    Elle souhaita ne plus jamais se réveiller.

    Ainsi elle pourrait rester éveillée

    Dans un monde sans noirceur ni douleur à jamais.

     

    Sasha.


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  •  

    Dans une âme, rien n'est tout noir ni tout blanc. Chaque être est composé de ces deux facettes, plus ou moins étendues.

    Dans une âme, le soleil et la pluie ne cessent de se relayer, de se mélanger, de s'apprivoiser. La tristesse et la joie sont imprévisibles, incontrôlable, bien que maîtrisables.

    Dans une âme, rien n'est facile, tout peut tourner au quart de tour a chaque instant, mais rien ne peut être prédit pour limiter les dégâts.

    Dans une âme, tout est fragile, faible et complexe, et c'est quand elle l'a compris qu'elle a commencé à aller mieux.

    Sasha.


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  • L'homme qui voulait le bonheur des autres

    Cet homme là n'était définitivement pas comme les autres. Il était bon, doux, et ne cherchait qu'a offrir une parcelle de bonheur aux accablés de malheur.

    Il absorbait leur souffrance pour permettre leur délivrance, mais au fond, il se sentait faible et sur le point de céder. Céder à quoi ?

    Céder à toute cette mélancolie qu'il avait prit de ces gens, céder à cette noirceur qui enserrait son cœur.

    Il n'en pouvait plus.

    Il ne se sentait plus de vivre devant cette indifférence, devant cette négligence.

    Mais il gardait le sourire. Pour tous ceux qui avaient besoin de lui, même si plus nombreux étaient ceux qui le rabaissaient.

    L'homme qui voulait le bonheur des autres

     

    Jour après jour, il sentit la souffrance grandir en lui, compresser son cœur, rendant l'air oppressant. Elle tentait de sortir de lui, il ne pouvait plus la contenir en lui. Elle était bien trop grande et bien trop lourde pour ses épaules trop fragiles.

    Mais il continuait de marcher, de tenir debout et d'aider toutes ces personnes qui avaient besoin de lui.

    Jusqu'au jour ou son corps céda, et ne le soutint pas. Son poids paraissait soudain trop lourd à porté pour ses jambes fines, il avait tant donné, tout donné, et n'avait plus assez de place pour continuer d'offrir.

    Son cœur était trop plein, plein de chagrin, et malgré tout l'amour qu'il avait donné, tout l'amour qu'il avait reçu, il su qu'il n'avait plus de quoi se battre.

    Alors il se laissa glisser, lentement, au sol, il laissa enfin un peu de repos à son corps meurtris. Il n'eut même plus la force de retenir ses larmes.

    Parce que ça faisait si mal de se sentir seul.

    Seul à lutter.

    L'homme qui voulait le bonheur des autres

    Un petit texte un peu mystérieux, qu'en pensez vous ?

    Sasha


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  • La petite fille au coeur d'or

    Cette petite fille là, elle sera la plus heureuse de toutes, celle qui sourira sans se forcer, celle qui tombera sans pleurer. Elle sera sans doute plus aimée que n'importe quel enfant au monde, et ça, c'est sûrement parce qu'elle aura deux papas.

    Oui, elle aura deux papas, mais sera une enfant comme les autres, une enfant bien élevée, chérie, gâtée. Une enfant qui recevra des jouets pour son anniversaire et pour noël, mais aussi au cours de l'année lorsqu'un petit caprice sera cédé. Une enfant qui sera félicitée pour ses progrès, punie pour ses bêtises, mais toujours pardonnée.

    Une enfant différente malgré tout, qui recevra moquerie pour ne pas avoir de maman, mais une enfant qui oubliera cela puisqu'elle n'échangerait pour rien au monde ses deux papas. Une enfant qui pardonnera les autres de la discriminer, d'insulter ses papas, en espérant que tout cela changera un de ces jours.

    Cette petite fille là sera sûrement bien protégée par les deux hommes que sont ces parents, bien éduquée par ceux ci, et câlinée tout au cours de son enfance. Elle ne sera ni raciste, ni discriminante, puisqu'elle vivra dans cette catégorie là, et qu'elle ne demandera qu'à être acceptée des autres.

    Ne jugeons pas les gens différents, la similarité serait trop ennuyante.

    Sasha.


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  • Emportés

     

     

     

     

     

     

     

    Ce jour là, la tempête faisait ravage.

    Le vent soufflait avec force et fouettait leur visage innocents, alors qu'ils s'avançaient en riant vers la mer déchaînée.

    Les vagues se défoulaient, s'enlaçaient, se délaçaient, sans jamais utiliser la douceur.

    Mais ces deux adolescents, ces deux très bons amis déjà vêtus de leur maillot de bain, ne comptaient pas reculer devant cette force naturelle. Pour eux, c'était un très bon jeu.

    L'eau était glacée, y rentrer ne fut pas chose facile, mais une fois dedans, les éclaboussures, bousculades, et toute sorte d'autre jeu prirent place.

    Leur joie, à cet instant là, était si merveilleuse à voir.

    Voir ce jeune homme, cette jeune femme aux sentiments plus que débordants, plus qu'évident ne pas s'avouer leurs sentiments, alors qu'un simple geste transpirait de leur amour bien gardé. Leur attention face à l'autre, bien que dissimulé, semblait incontestablement grand. Et leur solitude en cet environnement peu propice à la baignade ne rendait leur activité que plus belle encore.

    Oui, cet instant là était si merveilleux à voir.

    Trop merveilleux pour que la nature ne résiste à donner un coup de main. Pour qu'ils se dévoilent cet amour.

    Une vague plus forte les éloigna du sable sécuritaire. Au début, ce fut rigolo, mais ensuite, lorsque le courant les enlaça pour les accompagner plus loin encore, leur détresse se fit sentir.

    Accrochés l'un à l'autre, ils tentèrent de rester à la surface, mais ce fut un échec.

    Les vague, de plus en plus imposantes, de plus en plus nombreuses, les firent couler au plus profond cette mer pure.

    Leur regard se firent plus insistant, plus accrochant l'un à l'autre. Leur corps frissonnant la peur s'approchèrent encore, et dans une tentative d'apaisement, le jeune homme scella ses lèvres à celle de la jeune femme. Cette distraction, bien qu'efficace, ne suffit pas à les sauver.

    Dans les bras l'un de l'autre, ils rendirent leur dernier souffle, apaisés de ne pas finir seuls.

    Sasha


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